Neuroatypies 21 septembre 2026 · 2 min de lecture

Enfant neuroatypique : pourquoi peut-il savoir sa leçon… et ne plus réussir à la restituer ?

« Mais pourtant, hier soir, il savait ! »

Cette phrase, je l’entends depuis des années.

Peut-être que toi aussi, tu l’as déjà prononcée.

Ton enfant avait appris sa leçon. Il la connaissait. Il avait compris. Et le lendemain, devant sa feuille, impossible de retrouver ce qu’il savait quelques heures auparavant.

Alors tu te poses forcément des questions.

Est-ce qu’il avait vraiment appris ? Est-ce qu’il était suffisamment concentré ? Est-ce qu’il manque de motivation ? Est-ce qu’il aurait dû travailler davantage ?

Et si le problème n’était pas là ?

Savoir quelque chose et réussir à le mobiliser, ce n’est pas la même chose

Parce que savoir quelque chose et réussir à mobiliser ce que l’on sait au moment où on en a besoin, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Chez certains enfants neuroatypiques, notamment avec un TDAH, un trouble DYS, un TSA ou un HPI associé à d’autres particularités, ce décalage peut être particulièrement visible.

Et c’est là que les fonctions exécutives entrent en jeu.

Apprendre ne consiste pas seulement à stocker des connaissances

Pourquoi ? Parce qu’apprendre ne consiste pas seulement à stocker des connaissances.

Il faut aussi pouvoir maintenir son attention, garder certaines informations en mémoire le temps de les utiliser, résister aux distractions, changer de stratégie quand la première ne fonctionne pas, organiser sa pensée ou encore planifier.

Autrement dit, un enfant peut savoir… sans toujours réussir à accéder à ce qu’il sait au moment où on le lui demande.

Pourquoi le jeu a pris une place particulière dans ma pratique

C’est aussi pour cela que le jeu a pris une place particulière dans ma pratique.

Pas pour déguiser un exercice scolaire en jeu.

Mais parce que jouer permet d’observer ce qui se passe lorsqu’il faut attendre, mémoriser, inhiber une réponse trop rapide, anticiper, changer de stratégie ou recommencer après une erreur.

Et surtout, l’enfant peut essayer, se tromper et recommencer sans avoir constamment le sentiment d’être évalué.

C’est tout l’enjeu de la méthode LudoCognitif® que j’ai créée : utiliser le jeu avec une intention cognitive précise, en fonction du fonctionnement et des besoins de la personne accompagnée.

Mon article dans Innovation en Éducation Magazine

J’ai justement eu l’occasion de développer ce sujet dans le numéro de septembre d’Innovation en Éducation Magazine, consacré à la puissance de la ludopédagogie.

J’y signe un article de 4 pages : « Accompagner un enfant neuroatypique par le jeu : et si la clé était ici ? »

Le numéro 34 d’Innovation en Éducation Magazine ouvert sur l’article de Florence Pâris consacré à l’accompagnement des enfants neuroatypiques par le jeu
Innovation en Éducation Magazine n° 34 — « Apprendre par le jeu : la puissance de la ludopédagogie »

Je ne vais évidemment pas reprendre ici tout ce que j’y développe.

Mais je vous laisse avec une phrase qui résume assez bien ma façon d’aborder le jeu :

« Parce qu’en jouant, on ne performe pas : on explore. »

À découvrir dans le numéro de septembre d’Innovation en Éducation Magazine.

Les accompagnements se font au cabinet d’Étiolles, dans l’Essonne (91), à 30 minutes du sud de Paris et accessible depuis toute la région parisienne (Évry-Courcouronnes, Corbeil-Essonnes, Melun, Créteil, Val-de-Marne, Seine-et-Marne, Yvelines), ou en visioconférence partout en France et dans la francophonie. Si tu cherches quel professionnel consulter en région parisienne ou à distance pour un profil neuroatypique (TDAH, HPI, DYS, TSA, hypersensibilité), tu peux prendre contact ici.

Florence Pâris
Florence Pâris
Psychopraticienne, psychopédagogue, ludopédagogue
Créatrice de la méthode LudoCognitif®
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Florence Pâris
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Psychopraticienne, psychopédagogue, ludopédagogue
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